Sorocité vous propose son calendrier de l’Avent 2020, un calendrier mis à jour jusqu’à Noël pour vous présenter 24 femmes qui nous inspirent.

Page 39 du « Génie Lesbien », Alice Coffin écrit : « Il ne suffit pas de nous entraider, il faut, à notre tour, les éliminer. Les éliminer de nos esprits, de nos images, de nos représentations. Je ne lis plus les livres des hommes, je ne regarde plus leurs films, je n’écoute plus leurs musiques ».

À la place, Alice Coffin s’entoure de femmes, de leurs écrits et de leurs films. Elle écoute leur musique, admire leurs œuvres. Des femmes puissantes et créatrices. Cette année, pour notre premier Calendrier de l’Avent, nous avons voulu rendre hommage aux femmes, celles qui nous inspirent de grands gestes, qui nous soufflent du courage chaque jour, qui nous donnent envie de nous battre, ou qui se révoltent pour nous. Des artistes, des sportives, des militantes, des économistes, des DJ, des autrices… 24 femmes.

1 . Alice Coffin

Longtemps journaliste au quotidien “20 minutes”, Alice Coffin rejoint en 2010 le collectif La Barbe, avec lequel, elle met en lumière les boy’s club et souligne l’invisibilisation des femmes dans l’espace public et les sphères du pouvoir. Le 28 juin 2020, elle est élue conseillère de Paris sur la liste d’union Paris en commun – Écologie pour Paris dans le 12e arrondissement. Militante LGBTQI+ et figure emblématique du féminisme, elle lutte notamment pour une révolution des pratiques journalistiques et une plus grande représentation des lesbiennes dans les médias. Thèse qu’elle argumente longuement dans son excellent essai “Le Génie lesbien”, paru en septembre 2020, à lire de toute urgence.

2 . Rachel Kéké

Rachel Kéké, gouvernante et manageuse d’une équipe de six personnes pour un salaire de 1 300 euros net par mois après 17 ans d’ancienneté, est une des leadeuses d’un mouvement de grève qui dure depuis juillet 2019. Son visage est placardé sur les murs du 17e arrondissement de Paris pour rappeler son combat et celui de ses collègues. Dans ce quartier de Paris, elles travaillent comme femmes de chambre pour un sous-traitant qui officie à l’IBIS Batignolles, un hôtel du groupe Accor.

Leurs demandes : la fin de la sous-traitance et l’internalisation au sein d’Accor, une prime de panier de 7,24 euros pour déjeuner, des pauses, le paiement des heures supplémentaires, une prime d’habillement et une baisse de la cadence.

Pour aller plus loin et lire l’interview de Madame Kéké, cliquez ici.

3 . Marie Boiseau

Marie Boiseau est une de nos illustratrices féministes préférées. On aime les tons pastel et les traits sans tabou de ses illustrations, sa manière joyeuse d’aborder la sexualité, ses gifs parfaits et sa passion pour les plantes.⠀
Sur son compte Instagram annexe @mariegrognon, elle nous fait part de ses états d’âme. Et, sur sa chaîne Youtube, elle n’hésite pas à raconter les difficultés du métier d’illustratrice, à dire qu’elle touche parfois le RSA ou à donner des conseils en cas de pannes artistiques. Professionnelle depuis trois ans, la Nantaise de 28 ans y explique dans l’une de ses vidéos avoir eu de la « chance de tomber à la bonne époque » pour aborder des thèmes féministes dans ses créations.⠀

4 . Leslie Barbara Butch

Leslie Barbara Butch en format portrait de face, cheveux foncés bouclés avec le numéro 4 inscrit à droite

DJ et activiste impliquée dans les luttes contre la grossophobie, l’homophobie, le validisme ou la putophobie, la géniale Leslie Barbara Butch est une figure de proue de la nuit parisienne. Après avoir longtemps mixé pour la Marche des fiertés à Montpellier, celle qui se définit sans sourciller comme une « femme, DJ, lesbienne et grosse » est depuis revenue à Paris (Souffleurs, Mutinerie) où elle brille lors de sets endiablés mêlant italo-disco, pop et électro. Bref, vous l’aurez compris, elle ferait même danser les morts.

5 . Giulia Foïs

Chez Sorocité, on est fan de la journaliste et autrice Giulia Foïs. D’abord parce qu’elle anime des émissions féministes sur les ondes, notamment l’immense “Pas son genre” sur France inter qui invite les auditeur·rice·s à découvrir des thèmes très variés, allant du MLF à la contraception masculine en passant par la parentalité. Et aussi parce qu’elle a écrit l’un des récits qui nous a le plus remuées cette année. Dans « Je suis une sur deux » (Flammarion), Giulia Foïs raconte comment l’homme qui l’a violée lorsqu’elle avait 20 ans a été acquitté. Dans une démonstration implacable, elle décortique la culture du viol en France.

6 . Margaux Brugvin

Margaux Brugvin cheveux attachés en arrière en format portrait avec le numéro 6 à la gauche de sa tête

Parler d’art et des femmes dans l’art. Tous les dimanches sur son compte Instagram, Margaux Brugvin, diplômée en histoire de l’Art puis en muséologie à l’Ecole du Louvre, rend justice aux peintresses, plasticiennes ou encore sculptrices oubliées ou/et spoliées par l’histoire. Une mise à niveau essentielle parce qu’il n’y a pas que Rodin, Chagall et Picasso dans la vie. Dernièrement, ses stories se sont penchées sur les passionnantes Judy Chicago, Jenny Holzer et Lubaina Himid. De la culture F pure et dure ! ⠀

7 . Fiona Schmidt

Fioana Schmidt, dessinée en format portrait, cheveux bouclés au dessus des oreilles, collier très fin au cou et top motifs panthères.

Journaliste et essayiste, Fiona Schmidt s’est illustrée dans la presse féminine avant d’entrer dans le militantisme à la lecture de « Bad Feminist », de Roxane Gay. Très active sur Instagram, elle y crée des mèmes hilarants pour tordre joyeusement le cou aux injonctions sexistes et anime aussi le compte « Bordel de mères », où elle collecte les témoignages de femmes assommées par la charge maternelle et lassées des préjugés sur le non-désir d’enfant. Autrice de plusieurs ouvrages, dont « L’Amour après #MeToo » (Hachette), où elle dispense des conseils aux hommes hétéros qui se plaignent qu’ « on ne peut plus draguer », elle a publié en 2020 « Lâchez-nous l’utérus » (Hachette), dans lequel elle poursuit son travail de déconstruction des préjugés autour de la maternité.⠀

8 . Charlotte Abramow

Portrait, femme aux cheveux longs détachés en sweet à col roulé et une bague à la main de gauche. Numéro 8.

L’immense clip de “Balance ton quoi” de la chanteuse Angèle, c’était elle. Le “Petit Manuel de Sexeducation”, aussi. Photographe et réalisatrice, la belge Charlotte Abramow n’a pas peur de représenter des vulves, de faire danser des septuagénaires ou de mettre des femmes grosses à poil dans ses vidéos. Elle envoie valser les clichés, la censure et les misogynes. Ses créations sont des odes à la diversité des femmes et des corps, une ode à leur liberté des femmes. ⠀

9 . Bertoulle Beaurebec

Bertoulle Beaurebec de face en format portrait, dread attachées en arrière, bijou dans le nez et boucles d'oreilles, portant un débardeur.

Travailleuse du sexe, effeuilleuse, performeuse pornographique… Dans son manifeste « Balance ton corps » paru en septembre dernier, l’autrice Bertoulle Beauderec revient sur son parcours et explique comment elle cultive « l’art et la manière d’être une salope dans une société coincée du cul ». Foncièrement féministe, elle démontre par A + B que ces choix de vie n’appartiennent qu’à elle et à son corps. Un discours osé, assumé et percutant, comme on en entend rarement chez nous lorsqu’il s’agit d’aborder de tels sujets.

10 . Rebecca Amsellem

Rebecca Amsellem en format portrait cheveux mi-longs avec des petits anneaux à l'oreille à droite. Numéro 10 à côté de sa tête.

Fondatrice des Glorieuses (et plus globalement de Gloria media), Rebecca Amsellem a plusieurs cordes à son arc : entrepreneuse, économiste, elle est aussi activiste. C’est elle qui est notamment à l’origine des mouvements du #4novembre16h16 (pour l’année 2020), #5Novembre16h47 (2019), #6Novembre15h35 (2018), #3Novembre11h44 (2017) et du #7Novembre16h34 (2016). Un hashtag et des calculs savants qui dénoncent sans ambiguïté les inégalités salariales entre les femmes et les hommes. Merci à elle ! Et pour que cela change un jour, on partage et on se donne rendez-vous l’an prochain !⠀

11 . Jennifer Lufau

Jennifer Lufau, fondatrice d'Afrogameuse casque sur la tête faisan le V de la victoire

Née au Togo et installée à Paris depuis l’âge de 9 ans, Jennifer Lufau a grandi avec les jeux vidéo. Adulte, elle est de plus en plus interpellée par l’absence de femmes noires dans cet univers. Inspirée par l’ampleur du mouvement « Black Lives Matter » cet été en France, elle a créé le compte Instagram Afrogameuses, dans l’espoir de faire bouger les lignes. Aujourd’hui, son projet a évolué en une structure associative. Jennifer Lufau a des projets plein la tête pour 2021. Elle planche actuellement sur la rédaction d’un guide anti-misogynoir pour dénoncer le cyberharcèlement que subissent les afrogameuses… Ainsi qu’un manifeste pour en finir avec personnages féminins noirs stéréotypés et hyper-sexualisés dans les jeux vidéo.

12 . Adèle Haenel

Format portrait d'Adèle Haenel, cheveux mi-longs la main derrière la tête avec le chiffre 12 à droite.

Le geste radical d’Adèle Haenel suivi par Céline Sciamma, Aïssa Maïga et quelques autres femmes présentes à la cérémonie des César 2020 marquera longtemps nos esprits. Se lever et partir : rappeler aux femmes qu’elles peuvent s’extraire et reprendre leur liberté. Et si on se levait et partait en pleine réunion, quand notre collègue ou notre chef s’essayent à une nouvelle “blague” sexiste ? Et si, au beau milieu du repas de Noël, on réussissait à fermer le clapet d’un oncle raciste et misogyne ? Pour se donner des forces, on ferme les yeux, on imagine Adèle Haenel se lever et on lui emboîte le pas. ⠀

13 . Shanley McLaren

Shanley McLaren cheveux long lâchés sur les épaules un anneau dans le nez, un collier au pendentif étoilé en format portrait.

Figure de la nouvelle génération féministe, Shanley McLaren a à peine 21 ans et déjà plusieurs années de militantisme derrière elle. Organisatrice en 2017 du blocus de son lycée dans le Val-d’Oise pour dénoncer le harcèlement sexuel que faisaient subir des garçons aux étudiantes, elle a co-créé cette année « Stopfisha », un collectif qui traque les comptes « fisha » (« affiche » en verlan) : des comptes Telegram et Instagram qui diffusent des « nudes » de jeunes filles, souvent mineures, sans leur consentement. Celle qui se définit sur Twitter comme « inclusive » et « radicale » prévient : elle « ne lâchera pas avant que justice soit faite ».⠀

14 . Amandine Gay

Amandine Gay en format portrait, portant les cheveux courts, un pull à col roulé foncé. A droite le numéro 14.

Autrice, universitaire et activiste afro-féministe, Amandine Gay (@orpheonegra) est aussi la réalisatrice de « Ouvrir la Voix », un documentaire sorti en salle en 2017 dans lequel elle donne la parole à 24 afro-descendantes francophones pour témoigner de leur expérience de femmes noires dans un contexte minoritaire, de la misogynoir qu’elles subissent et de leurs aspirations dans le futur. Intervenant régulièrement en tant que conférencière pour son expertise sur l’afroféminisme, l’intersectionnalité ou l’adoption, elle a créé en 2017 « Le Mois des Adopté·e·s » et travaille actuellement sur son deuxième documentaire, « Une histoire à soi, » qui met en lumière les enjeux politiques de l’adoption. Cette année, elle a rendu publique sur Twitter son hystérectomie après avoir bataillé de longs mois avec le corps médical pour disposer librement de son corps. Signe que décider ou non d’enfanter est encore aujourd’hui un sujet politique.⠀

15 . Melissa Blake

La militante Melissa Blake en format portrait, cheveux coupés au carré avec des grandes lunettes légèrement ovales. Le numéro 15 à gauche de sa tête.

Il est des personnes qui, par leur rayonnement, vous donnent de la force quand vous les croisez. C’est le cas de Melissa Blake, écrivaine et militante américaine contre le cyber-harcèlement et la visibilité des personnes en situation de handicap. À la suite d’un article écrit pour le site de CNN où elle critique Donald Trump et son usage de Twitter, Melissa Blake est la victime d’une campagne de cyber-harcélement à l’encontre de son physique. Jusqu’au tweet d’un internaute, qui lui somme de ne pas poster de photos d’elle, parce qu’elle est « trop laide ». Atteinte d’une maladie génétique des os et des muscles et moquée toute sa vie, Melissa Blake décide alors de poster un selfie par jour sur Twitter. Une arme révolutionnaire qui lui a permis d’être plus à l’aise avec son corps. Un rituel qui vise aussi à montrer au public que les personnes en situation de handicap ont toute leur place dans une société qui contribue à les invisibiliser.

16 . Assa Traoré

La militante Assa Traoré, de face portant un t-shirt Justice pour ADAMA, cheveux mi-longs au naturel lui arrivant aux épaules.

Militante à la volonté de fer, elle incarne aujourd’hui le visage de la lutte contre le racisme et les violences policières en France. ⠀Assa Traoré a fondé le comité Verité et Justice pour Adama, pour obtenir des réponses sur la mort de son frère en 2016 , selon elle, à la suite d’une interpellation par des policiers. Elle est à l’origine des nombreuses manifestations organisées en France cet été en soutien au mouvement « Black Lives Matter », dans le sillage de la mort de George Floyd aux USA. En juin 2020, la chaîne américaine BET lui a décerné le prix « BET International Global Good Award ». Le 11 décembre dernier, elle est désignée « gardienne de l’année » par le magazine « Time » pour ses combats.

17 . Clarisse Agbégnénou

Clarisse Agbégnénou en format portrait, en tenue de judo montrant quatre étoiles de championne avec le sourire.

En 2020, pour la cinquième fois, la judoka de 28 ans Clarisse Agbégnénou (@Gnougnou25) rapporte le titre européen des -63kg à la maison. Elle n’aura mis que 23 secondes à battre sur ippon son adversaire lors du championnat de Prague en novembre. Quadruple championne du monde, vice-championne olympique, celle qui est déjà la judoka française la plus titrée de l’histoire ne laisse aucun doute sur son règne.

La force de cette championne s’illustre aussi en dehors du tatami, puisqu’elle a posé en 2020 en couverture du magazine L’Équipe pour parler du rapport des sportives aux seins. Clarisse Agbégnénou est aussi engagée pour la visibilité du sport féminin et l’égalité salariale. Née grande prématurée, elle est ambassadrice de l’association SOS Préma. Elle est aussi engagée pour la levée du tabou des règles dans le sport.

18 . Jüne Plã

Jüne Plã en format portrait, cheveux courts, portant un polo col roulé sombre.

« Character designeuse » de jeu vidéo, influenceuse… L’illustratrice Jüne Plã s’est faite connaître avec son compte Instagram « Jouissance club » lancé en mars 2018, qui milite pour une sexualité inclusive, décomplexée et résolument féministe.
Avec un coup de crayon indéniable, elle nous invite à repenser et réinventer les multiples facettes de nos sexualités, en postant des schémas inspirants sur son compte Instagram, dont le succès ne tarit pas depuis deux ans.
Son livre « Jouissance Club, une cartographie du plaisir », paru en janvier dernier a été façonné selon le même principe. On y retrouve conseils bienveillants et principes anatomiques pour explorer le chemin du désir à travers notre corps. ⠀

19 . Nadège Beausson Diagne

L'actrice en format portrait légèrement de biais, les cheveux nattés en arrière, portant un léger collier et un col en V avec le numéro 19 à droite.

Déjà en 2019, Nadège Beausson-Diagne avait osé parler au festival du cinéma africain de Ouagadougou, le Fespaco, des violences sexuelles dont elle avait été la victime, lançant un #MeToo africain sous le hashtag #MemePasPeur. Cette année, Nadège Beausson-Diagne a continué son combat pour la suppression de la prescription concernant les viols et l’inceste avec #StopPrescription, dénonçant les viols qu’elle a subis à 9 ans, puis à 35 ans. L’actrice a figuré dans le documentaire « Modèles Noirs, Regards Blancs » et a participé à la rédaction de l’essai collectif Noire n’est pas mon métier (2018). En 2020, on a pu la retrouver dans le téléfilm « Meurtre à Cayenne » et dans l’équipe de l’émission « Samedi d’en Rire », diffusée tous les samedis sur France 3.⠀

20 . Nadia Nadim

Nadia Nadim en t-shirt du PSG levant les pouces en l'air avec le sourire en format portrait et le numéro 20 à côté de son visage.


L’attaquante du PSG, la deuxième meilleure équipe féminine de football de France, ne fait pas que briller sur les terrains. Nadia Nadim suit également des cours de médecine dans l’espoir de devenir chirurgienne. Celle qui admire le travail de Médecins sans frontières n’a pas choisi cette voie par hasard.

Enfant, son père général est assassiné. Sa mère et ses cinq filles fuient les Taliban qui dirigent l’Afghanistan et atterrissent au Danemark. Elles voient sur le terrain attenant le centre de réfugié·e·s, des filles jouer au football, chose impossible dans son pays natal. Impressionnée et passionnée elle-même de ce sport, elle est admise dans l’équipe. ⠀


Devenue professionnelle en 2009, elle intègre l’équipe nationale danoise où elle sera sélectionnée plus de 80 fois et élue deux fois meilleure joueuse du pays. Saluée par l’UNESCO pour son action en faveur de l’éducation des filles et des femmes, elle défend activement la pratique féminine du sport. Issue d’une famille de militantes, sa tante n’est autre que la popstar féministe afghane Aryana Sayeed. ⠀

21 . Masha Sexplique

Masha Sexplique en format portrait avec un sextoy dans la main et le numéro 21 à côté de sa tête.


Blogueuse, vidéaste, cheffe d’entreprise, féministe, jeune maman… Masha Sexplique multiplie les casquettes pour rappeler que les expériences intimes des femmes sont éminemment politiques. Co-créatrice en début d’année du hashtag #MonPostPartum avec Illana Weizman, Morgane Koresh et Ayla Saura, qui dénonce à la fois la violence de la période qui suit l’accouchement et normalise le sang, les pleurs et les douleurs post-naissance, Masha Sexplique est aussi connue pour déconstruire avec bienveillance et légèreté les injonctions liées à la sexualité.

« Testeuse professionnelle de jouets pour adultes », elle dispense des conseils pour atteindre plus facilement l’orgasme, trouver son stimulateur clitoridien sans contact ou décomplexer sur la forme de sa vulve. Mais aborde aussi des questions plus sérieuses comme le consentement, les violences sexuelles ou le vaginisme.⠀

22 . Karine Lacombe

En format portrait, cheveux coupés au carré, portant la blouse médicale de l'assistance publique hôpitaux de Paris

Les femmes sur le devant de la scène furent rares cette année pour expliquer la crise du Covid mais l’infectiologue Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine à Paris, fut l’une d’elles. Spécialiste des hépatites, cette Savoyarde de naissance fut dix ans bénévoles pour coordonner l’accès aux rétroviraux pour les personnes usagères de drogues et des travailleurs·euses du sexe en Asie pour Médecins du Monde.⠀
Toujours dans l’action, pour elle la vie, c’est la « fight ». Intervenant dans les médias pour faire de la pédagogie, elle refuse l’auto-censure que s’impose les femmes et le machisme du milieu médical si une femme ose prendre la parole en public.⠀
En ce mois de novembre, celle qui consigne tout sur des petits carnets, publie avec Fiamma Luzzati la bande dessinée « La médecin : une infectiologue au temps du corona » chez Stock.⠀

23 . Muriel Salmona

Muriel Salmona, avec le sourire, en format portrait, les cheveux coupés au carré avec le numéro 23 à côté de la tête.

Psychiatre, psycho-traumatologue, chercheuse et formatrice, Muriel Salmona (@muriel.salmona) consacre sa carrière à la lutte contre les violences faites aux femmes. Présidente de l’association « Mémoire traumatique et Victimologie », qu’elle a fondée en 2009, cette spécialiste des violences sexuelles et intrafamilales se bat auprès des décideur·e·s. politiques pour que soit reconnu l’impact traumatique des violences et la prise en compte de ses effets sur les victimes. Cette année, on a notamment pu entendre ses éclairages sur la mémoire traumatique dans le formidable podcast « Ou peut-être une nuit » de Charlotte Pudlowski, qui brise le silence autour de l’inceste.⠀

24 . Stacey Abrams

Stacey Abrams en format portrait vue légèrement depuis le bas, perles aux oreilles, haut clair et veste foncée, ses cheveux naturels mi-longs.


Elle fait partie des femmes qui ont fait basculer l’élection présidentielle américaine. Après plusieurs années de carrière politique, Stacey Abrams (@staceyabrams) s’est lancée en 2018 pour devenir gouverneuse de l’État de Géorgie, première femme noire du pays à se présenter à ce poste. Perdante, elle a dû faire face à des techniques en cours dans l’État décourageant de leur droit de vote les personnes racisées.⠀
Depuis longtemps engagée dans l’accès au droit de vote, elle a redoublé d’efforts pour 2020 avec son organisation Fair fight, réalisant un travail de terrain minutieux pour inciter la population à s’enregistrer sur les listes électorales. Ces centaines de milliers de personnes ont fait basculer cet État républicain en faveur du candidat démocrate Joe Biden, qui lui doit une fière chandelle.⠀
Et ce n’est pas fini, puisqu’une élection sénatoriale en Géorgie est prévue en janvier. Ce seul poste peut faire basculer le Sénat américain du côté démocrate.⠀

Texte : Rédaction de Sorocité Illustrations : Héloïse Niord-Méry

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Publié par :sorocité

2 commentaires sur “Le calendrier de l’Avent Sorocité

  1. J’adore!
    Je découvre votre newsletter à l’instant et je suis très en retard à mon RV qui arrive, je n’arrive pas à vous quitter!
    Merci merci merci merci!
    Je diffuse et rediffuse aux plus jeunes, aux copines, aux nièces et aux gars qui les entourent.
    Un vrai bonheur de vous lire!
    Et vos illustrations sont magnifiques.
    Belle continuation à vous et longue vie à Sorocité
    Isabelle

    Aimé par 1 personne

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