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Comment #MeToo a rebattu les cartes de votre vie sexuelle ?

Photo en noir et blanc prise en exterieur, détail d'un groupe où une personne de profil porte une pencarte en carton tournée vers nous avec écrit en lettres capitales "sans oui c'est non"

Drague, consentement, fantasmes, pratiques… à l’occasion de la sortie du livre d’Ovidie et de Diglee sur le sujet, vous nous avez expliqué comment #MeToo a changé votre vie sexuelle.

Déborah, 36 ans

Beaucoup de nouvelles questions sur mes fantasmes : d’où viennent-ils et comment sont-ils influencés par les imaginaires autour des relations hétéronormées et la culture du viol ? Donc pas tant d’impacts matériels sur ma vie sexuelle, mais un impact sur mon appréhension des enjeux qui se jouent sur ce terrain !

Claire, 28 ans 

Avant la libération de la parole sur la sexualité, j’ai toujours eu une sexualité hétéronormée, centrée autour de la pénétration et du plaisir masculin. Cette sexualité n’était pas du tout satisfaisante puisque je n’avais aucun orgasme dans les rapports à deux. Je simulais systématiquement. Mais à force de lectures sur le clitoris, le plaisir féminin, la possibilité de sortir de la pénétration, le consentement, la possibilité d’exprimer ses désirs… j’ai décidé que je ne pouvais plus faire semblant. J’ai écrit une grande lettre à mon conjoint pour tout lui expliquer. Depuis, nous apprenons ensemble à déconstruire nos habitudes, à dépolitiser nos pratiques, et surtout à explorer nos corps et nos désirs. Ce n’est pas tous les jours facile, mais on avance !

Lucie, 35 ans

J’ai appris le consentement grâce à #MeToo. Je suis féministe active depuis une grosse dizaine d’années. Je milite. J’accueille les témoignages d’agressions, harcèlements, viols… Et pourtant, c’est #MeToo qui m’a fait mettre des mots sur les viols répétés entre mes 15 et 20 ans de la part de mon copain de cette époque. Une fois le mot “viol” prononcé, ça a remis tout le sujet de ma sexualité à plat. Est-ce qu’alors je désire vraiment ou je me plie au désir de l’autre ? J’ai eu besoin de silence sexuel, j’ai eu besoin de tout reprendre à zéro : ressentir du désir, l’exprimer, dire “non”, dire “je veux arrêter”, “ça m’ennuie”… 

Emmanuelle, 29 ans

Avant #MeToo, je vivais la drague comme une sorte de résignation, parce que je n’avais pas les mots et les outils pour être actrice de ma vie sentimentale. Depuis, je suis beaucoup plus confiante, car “déculpabilisée”. J’ai compris que je n’étais pas exigeante ou inadaptée, mais simplement que je n’arrivais pas à boire la liqueur du patriarcat. Depuis, j’assume mon féminisme. Pendant mes dates, j’aborde le sujet assez tôt. J’ai conscience qu’il me reste encore des choses à déconstruire dans ma vie intime, mais je pense être sur la bonne voie ! 

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